Jean-Charles de Castelbajac est un homme charmant. J'ai eu la chance de le rencontrer dans son atelier, où nous avons discuté de sa collaboration avec Coca-Cola avant de visiter ce lieu magique qu'est le 10, rue de Vauvilliers.
Ela Wood : Selon vous, le style Coca-Cola, c'est quoi ?
JC/DC : Selon moi, le "climax" de Coca-Cola, c'est les années 1960. C'est le rétro-futurisme. C'est vraiment l'idée d'une mode un peu spatiale et spéciale, comme quelque chose qui résume la modernité dans son essence. Voilà, c'est moderne.
Avec quel personnage, réel ou imaginaire, rêveriez-vous de partager un verre de Coca-Cola ?
Avec Andy Warhol.
La semaine prochaine, vous nous avez donné rendez-vous au Trianon pour un évènement dont on ne sait pas grand chose. Pouvez-vous nous livrer un ou deux secrets au sujet de cette soirée ?
Non ! C'est comme si vous aviez un rendez-vous secret avec un homme que vous aimez et qui veut vous imposer le mystère. Ce que je peux vous dire, c'est que notre idée autour de cette soirée, c'était d'installer le trouble.
Où pourra-t-on acheter la collection Coca-Cola by JC/DC ?
Chez Colette et dans mon concept store au 10, rue Vauvilliers (75001).
Et la fameuse robe, sera-t-elle disponible à la vente ?
Absolument. C'est une édition limitée à 100 exemplaires.
Et enfin… Vous êtes plutôt Coca, Coca Zéro ou Coca Light ?
Plutôt coquin !
C'est bientôt la fashion week parisienne. Pourquoi avoir choisi le 1515 pour votre prochain défilé ?
Je voulais un endroit plus intimiste pour ce défilé, qui s'appelle Rustica Galactica. C'est une collection sur la dystopie. Aujourd'hui, on nous parle de la fin de l'utopie, que le pire est à venir. Et je pense que dans toute fin il y a le début d'un espoir. C'est une collection qui revient sur la vision de l'utopie que j'avais dans les années 1960, sur la conquête de l'espace, du contact à la sémantique et à la terre.
C'est une collection très fraîche.
Et il y aura en invité d'honneur le fantôme de Boris Vian, qui est mort dans cette salle en voyant J'irai cracher sur vos tombes. Il sera au premier rang.
Avez-vous le temps d'aller à d'autres défilés ?
Je vais aux défilés des créateurs que je parraine, comme Maxime Simoëns ou Zac Posen, que j'ai parrainé à la Chambre Syndicale. Hier, j'avais le défilé de Fanny Karst et sa collection Old Ladie's Rebellion, destinée aux femmes de 60 à 80 ans. C'est un très joli travail. Le défilé était formidable.
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Visite guidée des archives :
Remerciements : JC de Castelbajac / Agence Elan / Coca-Cola


















